mercredi 23 juillet 2008

Contreplaqué: Mythe ou réalité

Matériau noble depuis l'Égypte ancienne, la construction de mobilier et de composantes en ébénisterie a certainement connu un grand bouleversement lors de l'apparition du contreplaqué de fabrication industrielle au début du 20ième siècle. Quoique ses méthodes d’assemblage soient diversifiées, il est communément composé de plis en nombre impair, de 5 à 9 plis, alternés et perpendiculaire l’un à l’autre.

Sa rigidité extraordinaire lui confère ses lettres de noblesses. Toutefois, sa composition de plis impairs le désavantage par rapport à la compétition. En effet, sous l’effet de l’humidité, les plis de l’assemblage se gonflent et tendent à se resserrer sur la face tangentielle du grain du bois. Le nombre de plis étant impair, le pli central n’a pas de contrepartie pour retenir sa course et il en résulte en une torsion du panneau.

Les panneaux composites (particule, MDF, HDF, OSB) offrent quant à eux un substrat plus stable si certaines règles de construction sont respectées. Qu’ils soient mélaminés, laminés de placage de bois ou d’un panneau de stratifié, la stabilité physique des panneaux composites n’est plus à prouver.

Le vrai défi à venir reste, pour le contreplaqué ou composites, l’élimination complète des colles à base d’urée de leur fabrication, à l’origine des COV…